chapitre4:PRESENTATION DU SYSTEME EDUCATIF CAMEROUNAIS

Publié le par koumene

CHAPITRE 4 :

         PRESENTATION   DU  SYSTEME EDUCATIF CAMEROUNAIS

 

                 

                      Cette partie du travail s'intéressera à la présentation du cas d'étude ; aux  missions de l'école, aux différents cycles du système éducatif camerounais ; aux objectifs généraux de l'enseignement  et à la  justification du cas d'étude.

 

4.1. Les missions de l'école 

 

                 Avant toute présentation, il nécessite de présenter d'abord les missions de l'école ;  il est question ici des buts visés par l'école.  Pour conduire les élèves à la réussite, l'école a besoin de l'appui de tous les acteurs de la société,  jeunes et adultes. Mais cet appui ne lui sera accordé que si les missions qui lui sont confiées sont connues et font consensus. Sinon, l'ambiguïté persistera et l'école continuera de se voir adresser des demandes qui risqueront de la distraire de son objectif. Il importe donc de mieux définir le champ d'action de l'école. Elle aurait dans l'ensemble trois missions à savoir ; instruire, socialiser et qualifier.

 

  Instruire, avec une volonté réaffirmée, l'école a une fonction irremplaçable en ce qui a trait à la transmission de la connaissance. La transmission des connaissances joue un rôle important dans le développement des activités intellectuelles et à la maîtrise des savoirs. Dans la société actuelle, la formation de l'esprit doit être une priorité pour chaque établissement.

 

 Socialiser, pour apprendre à mieux vivre ensemble dans une société pluraliste comme la nôtre, l'école doit être un agent de cohésion : elle doit favoriser le sentiment d'appartenance à la collectivité, mais aussi l'apprentissage du «vivre ensemble». Dans l'accomplissement de cette fonction, l'école doit être attentive aux préoccupations des jeunes quant au sens de la vie; elle doit promouvoir les valeurs qui fondent la démocratie et préparer les jeunes à exercer une citoyenneté responsable; elle doit aussi prévenir en son sein les risques d'exclusion qui compromettent l'avenir de trop de jeunes.

               Qualifier, selon des voies diverses, l'école a le devoir de rendre tous les élèves aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire ou à s'intégrer à la société par la maîtrise de compétences professionnelles. Pour qu'elle remplisse cette mission, l'État doit définir le curriculum national de base, et les établissements doivent offrir des cheminements scolaires différenciés selon les intérêts et aptitudes de chaque élève, particulièrement au-delà de l'éducation de base. Il est temps d'accorder une attention plus soutenue à l'orientation des élèves et de réhabiliter la formation professionnelle comme voie normale de scolarisation.  

 Dans la loi n°98/004 du 14 Avril 1998 Article 5  d'orientation de l'éducation au Cameroun, ces missions se résument  ainsi : l'éducation à la mission générale, la formation de citoyens enracinés dans leur culture, mais ouverts au monde et respectueux de l'intérêt général et du bien commun. Dans les finalités de l'éducation, il est noté dans la loi d'orientation de l'éducation, le développement des technologies éducatives qui doit se faire à travers la promotion des enseignements scientifiques et technologiques dans le but de rompre avec l'analphabétisation du numérique et tendre vers un village planétaire. Pour atteindre cette finalité de l'éducation,  Il a été introduite dans les programmes d'enseignement de tout le système éducatif, en particulier de l'enseignement secondaire, un programme d'informatique,destiné à l'enseignement de l'informatique comme discipline et à chaque niveau d'étude, correspond un programme d'enseignement officiel. Bien que l'introduction de cette nouvelle discipline soit encore confrontée à des facteurs défavorisant son évolution, cette finalité de l'éducation, permettra d'obtenir des citoyens camerounais ouverts au monde et aptes à l'usage des TIC  pour vaincre la distance à travers le monde entier et révolutionner les techniques d'enseignement et d'apprentissage. Comment se structure le système éducatif camerounais ?

4.2. La structure du  système éducatif camerounais

 

 Au  Cameroun, le système éducatif est régi par la loi numéro 98/004 du 14 Avril 1998 article17 d'orientation de l'éducation. Il y figure différents niveaux d'enseignement.  L'enseignement  secondaire est précédé de l'enseignement primaire qui a une durée de six ans et est  sanctionné par l'obtention du CEP (Certificat d'Etudes Primaires).  Qui ouvre les portes de l'enseignement secondaire aux apprenants méritants. Ce niveau d'étude se subdivise en deux cycles on note le premier cycle qui a une durée de quatre ans ; la sortie est sanctionnée par le diplôme BEPC (Brevet d'Etudes du Premier Cycle) qui  ouvre les  portes  au second cycle. Le second cycle a une durée de trois ans d'études sanctifié par l'obtention du Baccalauréat  qui est le passeport pour les études supérieures : l'université. L'enseignement  se fait dans ce système en respectant les objectifs qui lui sont attribués.

 

4.2.1. Les objectifs généraux de l'enseignement 

           

            Le système éducatif,  pour jouer son rôle et atteindre sa mission, se fixe des objectifs à atteindre à la fin de chaque cycle d'enseignement  ce qui permet aux enseignants de canaliser leurs  actions  et  enseignements  en  fonction  du  type  de citoyen  camerounais qu'on veut obtenir pour la société  de  demain.

 

 4.2.2. L'enseignement  primaire

 

                  L'école primaire qui est la suite de la section maternelle, est la fondation et la base même de l'éducation.  Montaigne déclare ceci : « mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine »  cette déclaration nous permet d'appuyer l'idée selon laquelle l'enseignement primaire est la base  de l'éducation. C'est la clé de l'éducation  et  le niveau déterminatif de la formation d'un élève car à ce niveau si les bases  sont  mal fixées, le succès pour  la suite des études ne sera pas facile à gérer. Assurer  l'éducation d'un enfant,  c'est lui donner les armes lui permettant de se défendre tout seul dans la vie quotidienne. Dans ce sens, A. Bergé  affirme ceci : « éduquer un enfant, c'est essentiellement lui apprendre à se passer de nous ».

 

   L'école primaire doit permettre à chaque élève de faire les apprentissages de base qui contribueront au développement progressif de son autonomie intellectuelle et d'aborder les savoirs qui lui seront proposés par l'école secondaire. Tout en acquérant les savoirs de base essentiels, l'élève doit entreprendre formellement l'apprentissage des méthodes de travail qui lui seront indispensables pour ses études ultérieures et commencer à s'initier à d'autres contenus de formation ainsi qu'aux caractéristiques principales de la société et aux valeurs qui doivent y être promues. Après le primaire c'est le secondaire.

 

 

 4.3. Justification   du choix de la classe de sixième

 

Pourquoi le choix de la classe de sixième ? Parce que c'est la classe intermédiaire, entre la fin du cycle primaire et le début du premier cycle  du secondaire ; c'est le lieu du changement pour le nouveau système d'enseignement en particulier en informatique. C'est une classe d'adaptation.  C'est le lieu des révisions  des cours antérieures et l'introduction des nouveaux cours qui se suivront  durant le cycle en question. La base du secondaire se fixe dans cette classe. Ici les élèves sont encore très jeunes, enthousiastes et curieux, près à modifier leurs comportements à travers des apprentissages surtout en informatique où après les leçons théoriques, on passe à la pratique ce qui les fascinent davantage ; leur esprit étant encore facilement manipulable à travers la présentation d'une leçon bien structurée et l'usage des moyens captivant, l'enseignant peut facilement retenir l'attention de ces derniers qui attirés par l'informatique certains peuvent décider de s'orienter plu tard dans la carrière informatique. Alors c'est une classe cruciale et presque déterminante pour le futur d'un élève.

 Etant donné que c'est une classe d'initiation, et d'adaptation, il est nécessaire pour l'enseignant  de mieux s'appliquer dans ses enseignements afin d'assurer un bon succès pour la suite en fixant une base solide aux apprenants. C'est également le niveau où les enfants éprouvent le plus souvent, des difficultés d'adaptation au nouveau système. Il revient donc à l'enseignant de gérer sa classe en tenant compte de tous ces  paramètres à surmonter. Elle  s'avère très délicate  tant pour l'enseignant que pour les apprenants. Le chapitre suivant, jette un regard sur l'analyse d'une leçon d'informatique selon l'approche  béhavioriste. 

 

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Vital Gaudreault 03/05/2016 11:06

Un des problèmes d’apporter l’éducation dans un pays pauvre est le fait que la grande majorité de la population se retrouve en milieu rural, éloignée des grands centres. Nous somme présentement au Burkina Faso dont 80% de la population se situe dans plus de 10,000 villages. Les enseignants n’ont pas nécessairement la « vocation » de s’expatrier et de s’adapter à la vie d’un village lorsqu’ils ont tous été formés dans les grands centres comme Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Le gouvernement n’a pas la capacité financière de construire de grosses écoles dans lesquelles on retrouverait tous les services.

Nous, chez Kamalpha, avons pris pour mission de mettre en place dans les villages éloignés des écoles totalement informatisées qui fonctionnent sans enseignant. Nous avons donc mis au point un logiciel qui installé dans un ordinateur permet l’enseignement de toutes les matières scolaire pour le primaire et le secondaire. Il fonctionne sur le même principe qu’une école normale à partir d’un calendrier scolaire par niveau dans lequel on a distribué tous les enseignements prévus au programme. Tous les enseignements se font à partir de vidéos et de fichier PDF à lequel nous avons ajouté une révision journalière pour nous assurer de la bonne compréhension de la matière vu dans la journée, des examens à toutes le deux semaines et des examens de fin de trimestre.

www.kamalpha.org
vitalgaudreault@gmail.com
Si on veut réellement améliorer l'éducation, il faut penser à de nouvelles solutions...

eulalie 22/04/2016 22:55

je suis étudiante en sciences de l'éducation. c'est un article intéressant mais qui a toutefois omis de mentionner que le système éducatif camerounais se subdivise en deux sous systèmes: le francophone et l'anglophone. par ailleurs il faut noter que présenter le seul sous système francophone c'est faire une présentation incomplète voire fausse du système éducatif camerounais

Djamina 17/12/2015 00:43

Je suis etudiante en anthropologie et j'aimeras connaitre quel type de rapports existent entre le pluriculturalisme et l'education au cameroun s'il vous plait.

elsonaracou 28/01/2015 10:49

merci josiale je ne sais ps comnt u a su qe je ss ensignant sa va beaucoup m'aidé je veus qe tu m'envois ton facebk stp car jne sais commt te contacté si j'besoin d'aide

Loppa 01/06/2012 19:55

je suis étudiante en Histoire et j'aimerais en savoir plus sur l'éducation au cycle primaire au Cameroun. Déjà merci pour cet article qui me permet d'en apprendre beaucoup

ROSE 05/05/2016 03:55

Bonjour Kim,
Je trouve votre remarque pertinente dans la mesure où l'enseignant est un modèle. Il doit donc prêcher par l'exemple.
Kim, j'ai une préoccupation, pouvez-vous m'envoyer quelques sujets d''actualité dans le domaine de l'évaluation du curriculum s'il vous plaît? Mon E-mail: mtmelanie@yahoo.ca.
Merci d'avance.

Kim 04/05/2016 12:29

Bonjour à tous;
Etudiante en science de l'Education, Curriculum et Evaluation.
je m'adresse particulièrement à ''l'enseignant'' Elsonaracou.
Connaissez-vous très cher(e), le danger qu'il y a à cultiver la mauvaise habitude qui est celle d'abréger les mots? On se retrouve avec plein de fautes dans une seule phrase, et c'est l'éducation de nos enfants qui en souffre! Faisons donc plus attention chers enseignants. Merci...